Oran

Ce petit garçon dans les rues d’Oran
Se rêve déjà élevé au rang
D’icône de la vie parisienne

Pendant que les autres garçons d’Oran
Jouent au ballon, lui, est-ce déshonorant
Habille ses poupées en reines

Un jour mon nom en lettre d’or
Brillera sur les Champs-Élysées
Un jour mon nom en lettres d’or
Brûlera les lèvres du monde entier

Un jour mon nom en lettres d’or
Brillera sur les Champs-Élysées
Un jour mon nom en lettres d’or
Brûlera les lévres du monde entier

Cet adolescent dans les rues d’Oran
Trouve sa religion bien loin du Coran
Dans les pages des revues mondaines

Là où l’air du temps comme le vent d’Oran
Souffle les parfums les plus odorants
Et les mêle au chant des sirènes

Un jour mon nom en lettre d’or
Brillera sur les Champs-Élysées
Un jour mon nom en lettres d’or
Brûlera les lèvres du monde entier

Un jour mon nom en lettres d’or
Brillera sur les Champs-Élysées
Un jour mon nom en lettres d’or
Brûlera les lèvres du monde entier

Ce jeune homme qui part loin des rues d’Oran
Se rêve déjà élevé au rang
D’icône de la vie parisienne

Un jour mon nom en lettre d’or
Brillera sur les Champs-Élysées
Un jour mon nom en lettres d’or
Brûlera les lèvres du monde entier

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

A la droite de Dior


Tout est allé si vite aujourd’hui grâce à Dieu
Dois-je dire « à Dior » ?
J’ai un petit bureau à la droite de Dior
Dois-je dire « de Dieu » ?

Je ne suis qu’assistant mais assistant de Dior
C’est à mes yeux
Entrer chaque matin dans le secret des Dieux
Pardon, « des Dior »

Je vois
Les robes comme des fleurs carnivores
Qui s’enroulent le long des corps
Dans un silence religieux

Dans les salons feutrés je croise Ô grand Dieu
Que dis-je « grand Dior »
Des femmes dont la beauté semble un don de Dior
Que dis-je « de Dieu »

Je vois
Passer la Duchesse de Windsor
Ava Gardner et Liz Taylor
Des étoiles venant d’autres cieux

Bien plus que les prières et les livres pieux
Les doigts de Dior
Peuvent convaincre le monde qui trop souvent l’ignore
De croire en Dieu

Tout est allé si vite aujourd’hui grâce à Dieu
Dois-je dire « à Dior » ?
J’ai un petit bureau à la droite de Dior
Dois-je dire « de Dieu » ?

Un beau jour plaise à Dieu ou peut être à Dior
Sûrement aux deux
La mode m’accueillera comme le nouveau Dieu
Le nouveau Dior
La mode m’accueillera comme le nouveau Dieu
Le nouveau Dior

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Les clochettes blanches

Les clochettes blanches
Des brins de muguet
Fleurissent aux manches
D’une foule endeuillée

Les clochettes blanches
Des brins de muguet
Comme en plein dimanche
Se mettent à sonner

C’est Dieu qui monte au ciel
Dieu qui monte au ciel
Même les anges ont mis des ailes noires

Les clochettes blanches
Des brins de muguet
Pleurent en avalanche
Des larmes de rosée

C’est Dieu qui monte au ciel
Dieu qui monte au ciel
Même les anges ont mis des ailes noires

Les clochettes blanches
Des brins de muguet
Humblement se penchent
Dior s’en est allé

Les clochettes blanches
Des brins de muguet
Quitteraient leur branche
Pour l’accompagner

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Le jeune homme au balcon

Le jeune homme au balcon
A un sourire timide
Des lunettes en écaille
Et le monde l’assaille

Sa première collection
Est d’une beauté limpide
Sous les flashes en pagaille
Il offre un visage candide

« A peine Dior est-il mort
Que déjà on l’assassine »
Pensait dire la presse
Le lendemain elle sera quitte
Pour un quasiment biblique
« C’est Dior qui ressuscite »
(x 2)

Le jeune homme au balcon
Salue la foule avide
D’un geste maladroit
Aux airs de « laissez-moi »

La gloire est un bonbon
A la douceur acide
Qui sait si ce jour-là
Il naît ou bien se suicide ?

« A peine Dior est-il mort
Que déjà on l’assassine »
Pensait dire la presse
Le lendemain elle sera quitte
Pour un quasiment biblique
« C’est Dior qui ressuscite »
(x 2)

Le jeune homme au balcon
A un sourire timide
Des lunettes en écaille
Et le monde l’assaille

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud/ Jean-Philippe Verdin - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Pas de guitare

J’ai découvert
Jeux interdits
A la guitare

Puis découvert
Jeux interdits
Sans la guitare

Des deux versions
J’ai préféré
Celle dans le noir

Juste un garçon
Juste sa peau
Pas de guitare

On m’a joué
Love me tender
A la guitare

Puis on m’a joyé
Love me tender
Sans la guitare

Des deux versions
La plus belle est
La moins standard

Juste un garçon
Juste sa bouche
Pas de guitare

J’ai apprécié
Love love me do
A la guitare

Puis apprécié
Love love me do
Sans la guitare

Des deux versions
N’en reste qu’une dans ma mémoire

Juste un garçon
Juste son cœur
Pas de guitare

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Une étoile qui tombe

Prenez les fracas d’une Algérie dans la guerre
Les cris d’un appelé qui voudrait bien s’y soustraire
L’opinion qui s’emporte contre la frêle colombe
C’est l’histoire messieurs-dames d’une étoile qui tombe

Tout commence au fond d’un hôpital militaire
Silence de calmants et sommeil de somnifères
En dépression aigüe, le chouchou du beau monde
Sans ses ailes de tissu n’est plus qu’un ange qui tombe

Les rotatives hurlent comme les rouages de l’enfer
Les journaux en une ne parlent que de l’affaire
La star est réformée, et c’est comme une bombe
Les cloportes sont grands lorsque les géants tombent

Dans le Tout-Paris la folle rumeur vipère
Chez Dior on ne veut plus du petit prince d’hier
Le couturier doit se retourner dans sa tombe
Son fils prodige n’est plus qu’une étoile qui tombe
Son fils prodige n’est plus qu’une étoile qui tombe

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Les deux ne font qu’un

L’un parle en dollars
L’autre en robe de mousseline
Et les deux ne font qu’un

L’un roule en Jaguar
Et l’autre en Mini Austin
Et les deux ne font qu’un

Un seul nom
Pour toute caution
Un seul nom
Sur la maison
Qu’ils baptisent
Dans la rue Spontini
Loin des belles avenues bénies
Par les Dieux de
La mode

L’un connaît les filles
Les modèles, les couturières
Et les petites mains

L’autre connaît les fils
Du théâtre des affaires
Et les deux ne font qu’un

Un seul nom
Pour tout blason
Un seul nom
Sur la maison
Qu’ils baptisent
Sous les yeux incrédules
De ce Tout-Paris qui brûle
D’impatience et
De craintes

Quand l’un perd courage
L’autre épaule celui qui tangue
Et les deux ne font qu’un

Aussi inséparables
Que le yin l’était du yang
Dans l’Asie des anciens

(refrains)

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Smoking or not smoking

Avant que ne meurent
Les idéaux de soixante
Au milieu des heurts
De la révolte étudiante
La révolution
Etait sur les podiums
Est-ce qu’une femme ou non
Peut s’habiller en homme

Les unes déplorent
La fin des formes féminines
L’effacement des corps
Derrière des lignes androgynes
Les autres saluent
Un grand moment d’histoire
Qu’un peu de tissu
Donne aux filles le pouvoir

Et chez vous dans quel camp est-on
Etes-vous plutôt smoking or not smoking
Une femme qui porte un pantalon
Est-ce une idée shocking or not shocking
À la une des journaux
Toujours le même débat les mêmes photos
Et chez vous dans quel camp est-on
Etes-vous plutôt smoking or not smoking

Pendant que London
Swinguait au son des Beatles
Qu’à Soho les jupes
Montaient si haut sur les girls
La révolution
Etait née à Paris
Les femmes ne sont
Plus là pour faire joli

Et chez vous dans quel camp est-on
Etes-vous plutôt smoking or not smoking
Une dame qui porte un pantalon
Est-ce une idée shocking or not shocking
À la une des journaux
Toujours le même débat les mêmes photos
Et chez vous dans quel camp est-on
Etes-vous plutôt smoking or not smoking


©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Prêt-à-porter

Etre le jouet d’une poignée de riches
C’est s’offrir un destin de caniche
Faire les robes des femmes d’ambassadeu
Qu’est-ce sinon de la déco d’intérieur ?

Ce n’est pas sous les beaux plafonds
Que l’on bouscule les conventions
Pas sous les lustres des salons
Que se font les révolutions
La mode est une femme en Jaguar
Que je veux mettre sur le trottoir

Habiller quelques mannequins en vogue
Ça ne fait de vagues que dans Vogue
Maintenant que les reines me réclament
Je me sens couturier de vieilles dames

Ce n’est pas dans les rédactions
Que l’on bouscule les conventions
Pas aux premières des projections
Que se font les révolutions
La mode est une femme en Bentley
Dont je veux faire une effrontée

Etre le jouet d’une poignée de riches
C’est s’offrir un destin de caniche
Faire les robes des femmes d’ambassadeur
Qu’est ce sinon de la déco d’intérieur ?

Ce n’est pas sous les beaux plafonds
Que naissent les mouvements de fond
Pas sous les lustres des salons
Qu’on change le monde pour de bon
Les couturiers doivent être prêts
A penser prêt-à-porter

Habiller quelques mannequins en vogue
Ça ne fait de vagues que dans Vogue
Maintenant que les reines me réclament
Je me sens couturier de vieilles dames

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Les muses

Mes muses toutes les nuits
M’entraînent danser au Sept
Derrière Loulou et Betty
Toute la jet-set

Finies les sages sixties
Au diable les auréoles
Drogues, nuits blanches et Andys
Pas tous Warhol

Et mes muses m’amusent
M’agitent, m’excitent, abusent
Oh oh oh
Oui mes muses m’inspirent
M’aspirent, mes muses m’amusent
Oh oh oh
Oh mes muses me guident,
Me vident, mes muses abusent
Oh oh oh
Oui mes muses abusent
Me grisent, m’enlisent

Mes muses aiguisent mon style
Leur décadence m’oxygène
Coule le sang de la ville
Dans mes veines

Etranges bonheurs subliminaux
Flashes de cocaïne chics
Le whisky s’acoquine aux
Neuroleptiques

Et mes muses m’amusent
M’agitent, m’excitent, abusent
Oh oh oh
Oui mes muses m’inspirent
M’aspirent, mes muses m’amusent
Oh oh oh
Oh mes muses me guident,
Me vident, mes muses abusent
Oh oh oh
Oui mes muses abusent
Me grisent, m’enlisent, m’aiguisent

Et chaque soir comme d’odieux vautours
Mes angoisses et mes démons
S’envolent puis guettent mon retour
A la maison

(refrain)

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud/ Jean-Philippe Verdin - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

5, avenue Marceau

Un Y, un S, un L
Sur la façade d’un hôtel
Vous pénétrez dans un empire
D’architecture Second Empire

Elle est loin la rue anonyme
Des débuts, des succés d’estime
Désormais tout autour du globe
On se bouscule pour une robe

Dites au chauffeur ces quelques mots :
S’il vous plaît, 5 avenue Marceau
Peu m’importe la Tour Eiffel
Ses entrelacs et ses vieilles dentelles

C’est ici que naissent les tendances
L’étendard du goût made in France
Que l’on décide en plein décembre
Que c’est l’été, New York danse

Le smoking, les sahariennes chics
Sont devenues des grands classiques
Le monde encore, dans cent clinquant ans,
Parlera du style Mondrian

Dites au chauffeur ces quelques mots :
S’il vous plaît, 5 avenue Marceau
Peu m’importe l’Orangerie
Dites au chauffeur ces quelques mots :
S’il vous plaît, 5 avenue Marceau
Peu m’importe les Tuileries
Ses pierres anciennes, jardins, pleins d’académie

Sur la mode un peu pantouflarde
Se déchaîne un vent d’avant-garde
Que l’on s’incline ou l’on s’indigne
On y arrête sa limousine

Dites au chauffeur ces quelques mots :
S’il vous plaît, 5 avenue Marceau
Peu m’importe l’Observatoire
Dites au chauffeur ces quelques mots :
S’il vous plaît, 5 avenue Marceau
Dites au chauffeur ces quelques mots :
S’il vous plaît, 5 avenue Marceau

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud/ Jean-Philippe Verdin - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Majorelle

C’est un pays qui s’habille de lumière
De couchers de soleil et d’éternels étés
C’est un pays qui s’habille de lumière
L’œuvre à n’en pas douter d’un immense couturier

Les flots de rouge sur mes tissus
En sont issus
Les jaunes vifs qui émerveillent
Même le soleil
Toute cette beauté qui va si bien
Aux demoiselles
Je la butine dans le jardin
Majorelle

C’est un pays qui s’habille de couleurs
De pourpres nymphéas et de bleus insensés
C’est un pays qui s’habille de couleurs
L’œuvre à n’en pas douter d’un immense couturier

Mes robes fluides viennent de là-bas
Des djellabas
Leurs reflets de terre et d’épices
Des oasis
Toute cette beauté dans mes dessins
Et mes dentelles
Je la saisie dans le jardin
Majorelle
Dans le jardin Majorelle

C’est un pays qui s’habille de parfums
De safran, de cannelle et de bougainvilliers
C’est un pays qui s’habille de parfums
L’œuvre à n’en pas douter d’un immense couturier

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Le marketing la poésie

Le marketing la poésie
Quand ils s’installent sous le même toit
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va

Le marketing la poésie
Quand ils s’unissent pour l’argent
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui fout le camp
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui fout le camp

Le marketing la poésie
Quand ils s’installent sous le même toit
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va
Peu importe qui trompe qui
C’est la poésie qui s’en va

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

Quand on a tout connu

Quand on a tout connu
L’alcool et les bêtises
Qu’on a joué avec la mort

Quand on est revenu
De toutes les terres promises
Qu’est ce qui fait battre le cœur encore ?

Qu’y a-t-il après
Après les sommets
Quoi qui vaille la peine ?

Qu’y a-t-il après
Après les sommets
Quelle morne plaine ?

Quand on a tout connu
Les honneurs et l’argent
Qu’on a sa place dans l’Histoire

Quand on est devenu
Plus grand que le plus grand
De ses rêves prémonitoires

Qu’y a-t-il après
Après le succès
Quoi qui vaille la peine ?

Qu’y a-t-il après
Après le sommet
Quelle morne plaine ?

Quand de sa propre vie
On lit le dernier tome
Que l’on voit le bout de la route

Mieux vaut sans faire de bruit
Se détacher des hommes
Pour mieux se rapprocher de Proust

Qu’y a-t-il après
Après l’arrivée
Quoi qui vaille la peine ?

Qu’y a-t-il après
Après le sommet
Quelle morne plaine ?


©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

On dit

On dit
Que le bonheur ne tiendrait qu’à un fil
Ce fil
Est l’un des seuls que je n’aie su tisser
Je vois
Toute ma vie devant moi défile
Jamais
Je n’ai connu plus triste défilé

J’entends que désormais la couture sera veuve
Comme si ce n’était moi qui perdais ma maîtresse
Ces larmes au fond des yeux de Catherine Deneuve
Sont les derniers bijoux que je vous laisse

On dit
Que le bonheur ne tiendrait qu’à un fil
Ce fil
Est l’un des seuls que je n’aie su tisser
Je suis
Le funambule qu’on sépare de son fil
Sans fil
Il me faudra réapprendre à marcher

Il vient de commencer l’incessant florilége
Des hommages, ils diront que j’étais le plus grand
Demain j’aurai l’immense et l’odieux privilège
De me découvrir mort de mon vivant

On dit
Que le bonheur ne tiendrait qu’à un fil
Ce fil
Est l’un des seuls que je n’aie su tisser
Et si
Toute ma vie n’a tenu qu’à un fil
Ce fil
Il est venu le temps de le couper

©2009- Paroles :Pierre-Dominique Burgaud - Musique : Alain Chamfort
Texte soumis aux Droits d'Auteur - Réservé à un usage privé

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